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BULLETIN D’HISTOIRE DU LIVRE ET DE L’IMPRIMÉ AU CANADA

VOLUME 2, mai 2002

ISSN (Version électronique (Française): 1496-5135

AVANT-PROPOS DES RÉDACTEURS DU BULLETIN

Depuis la parution de notre premier Newsletter/Bulletin il y a un an, nous avons franchi les étapes de planification et de démarrage du projet HLIC/HBiC et entrons maintenant dans une période de recherche et de production soutenues. Les auteurs du volume I (des origines à 1840) prévoient livrer leurs articles d’ici août 2002 ; ceux du volume II (de 1840 à 1918) sont en pourparlers avec leurs directeurs ; et l’équipe éditoriale examine présentement des ébauches de la table des matières pour le volume III (de 1918 à 1980). Des échéanciers de publication ont été fixés avec la University of Toronto Press et Les Presses de l’Université de Montréal. Les chercheurs du volume I ont déjà accès aux cinq banques de données du projet, qui seront terminées et mises à la disposition du public à l’automne prochain. L’année dernière, au moment où notre Newsletter/Bulletin allait sous presse, deux colloques avaient eu lieu et remporté un vif succès : le Colloque préparatoire du volume I à Toronto et le Colloque sur la culture de l’imprimé des Grandes Plaines de l’Ouest, à la University of Regina. Les activités de diffusion du projet HLIC/HBiC se sont poursuivies avec l’organisation de deux autres colloques : le Colloque préparatoire du volume II à Montréal en mai dernier, et le Colloque préparatoire du volume III à Vancouver en novembre. L’équipe éditoriale profite grandement de ses échanges avec les chercheurs et étudiants qui participent à ces rencontres, qui collaborent à la rédaction des ouvrages et à la compilation des banques de données.

Le projet HLIC/HBiC avance à bon rythme grâce au travail assidu de ses assistants de recherche et boursiers postdoctoraux. La formation des jeunes chercheurs est l’un de nos mandats essentiels et c’est aussi l’un des plus enrichissants. Depuis le début, le projet a permis l’embauche de trois boursiers postdoctoraux, six étudiants de doctorat et près de trente assistants de recherche à la maîtrise. Ce numéro du Bulletin leur a été confié ; vous y trouverez des résumés de leurs thèses ainsi que des articles faisant état de leurs recherches au sein des différentes équipes du projet.

Nous poursuivons les discussions avec nos collègues de l’étranger, dont certains ont assisté aux colloques préparatoires et vont rédiger un article pour l’un des volumes. Plusieurs directeurs de projets nationaux d’histoire du livre font partie de notre Comité consultatif ; leurs conseils, tout comme ceux de notre Comité éditorial, relativement au contenu des volumes et à d’autres questions nous ont été d’une aide inestimable, et nous nous réjouissons à la perspective de travailler avec eux dans les années à venir.

Le moment nous paraît bien choisi pour rendre hommage aux directeurs du projet dont la qualité du travail a été reconnue au cours des derniers mois. Deux d’entre eux ont remporté le prix Raymond-Klibansky de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales : la codirectrice du volume III Carole Gerson (en collaboration avec Veronica Strong-Boag), pour Paddling her Own Canoe : The Times and Texts of E. Pauline Johnson (Tekahionwake), et Yvan Lamonde, codirecteur général du projet et codirecteur du volume II, pour son Histoire sociale des idées au Québec, 1760-1896. Les prix Raymond-Klibansky soulignent l’excellence des écrits dans le domaine des sciences humaines et sociales. Jacques Michon, codirecteur du volume III, a récemment obtenu une Chaire de recherche du Canada à l’Université de Sherbrooke. Ces Chaires sont décernées aux «chercheurs de classe mondiale» dans le but d’encourager les études savantes et de permettre aux universités canadiennes d’atteindre les plus hauts niveaux d’excellence en recherche. La Chaire de recherche sur le livre et l’édition offre des bourses aux étudiants qui font un postdoctorat, un doctorat ou une maîtrise à Sherbrooke, favorisant ainsi l’avancement des connaissances sur l’histoire du livre au Québec. Nous sommes également très heureux d’annoncer que Fiona Black, codirectrice du volume II, a été engagée à titre de professeure adjointe à la School of Library and Information Studies de la Dalhousie University. Elle continuera de s’occuper du secteur des Prairies pour le projet HLIC/HBiC et conservera son affiliation comme professeure adjointe à la University of Regina.

Côté administratif, nous nous préparons à l’évaluation d’étape requise dans le cadre du Programme des Grands travaux de recherche concertée du CRSH, prévue pour octobre, ainsi qu’au premier colloque des auteurs du volume I, qui aura lieu à Toronto le mois suivant. Notre site Web (www.hbic.library.utoronto.ca), qui est en train de faire peau neuve, continuera à présenter les résultats des recherches et les dernières nouvelles du projet.

Comme les années passées, les membres du projet prendront part au cours des prochains mois à des événements s’adressant au grand public et aux spécialistes, et ils assisteront à d’importants colloques tels ceux de la Société bibliographique du Canada et de la Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP). Le 24 septembre, avec ses collègues de l’Assemblée nationale du Québec, le codirecteur du volume I Gilles Gallichan accueillera les participants du colloque de l’Association des Bibliothécaires Parlementaires du Canada/Association of Parliamentary Librarians in Canada. Également en septembre, Patricia Fleming et Yvan Lamonde donneront une conférence sur l’imprimé et la lecture à Montréal aux XVIIIe et XIXe siècles, dans le cadre de la Wiggins Lecture de l’American Antiquarian Society à Worcester, au Massachusetts. À Toronto en 2003, le projet HLIC/HBiC prendra en charge la séance de la Rare Books and Manuscripts Section au colloque de la American Library Association. Enfin, comme l’an dernier, nous contribuerons à faire connaître nos recherches à l’occasion d’événements tels que Word on the Street à Vancouver, Toronto et Halifax.

Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site Web pour prendre connaissance des derniers développements du projet HLIC/HBiC. L’année qui vient s’annonce passionnante et nous ne manquerons pas d’en partager les découvertes dans le prochain numéro du Newsletter/Bulletin. Patricia Fleming, Yvan Lamonde, Judy Donnelly, Rédacteurs du Newsletter/Bulletin, Newsletter/Bulletin Editors

LE SITE WEB DES RESSOURCES ÉLECTRONIQUES DU PROJET HLIC/HBiC : UN OUTIL CONVIVIAL

L’équipe des Ressources électroniques du projet HLIC/HBiC à Halifax a entrepris de construire un site Web bilingue et de monter, en collaboration avec d’autres équipes du projet, plusieurs banques de données liées à l’histoire du livre. Une fois terminées, elles mettront chacune à la disposition du public des centaines et parfois même des milliers d’entrées destinées à faciliter la recherche sur l’histoire de la culture de l’imprimé au Canada. Quoiqu’il reste beaucoup à faire, notre projet d’offrir en ligne une source d’information hors pair sur la culture de l’imprimé prend forme rapidement.

Puisque les utilisateurs se distingueront par leurs besoins en information, leur niveau d’études et leur expérience du Web, nous voulons créer un site qui proposera un vaste éventail de ressources, tout en mettant l’accent sur la simplicité et l’efficacité du système de navigation et des fonctions de recherche. Il faut pouvoir explorer le site et les banques de données sans difficulté, aisément accéder aux pages d’aide et aux interfaces de recherche, et bénéficier d’une précision et d’un taux de rappel optimaux. Voilà qui pose d’intéressants problèmes de conception. Nous en avons défini et réglé certains dès les premières étapes du projet en recourant à un «story-board», outil de conception qui permet d’essayer diverses séquences navigationnelles et de voir comment un utilisateur interagirait avec le site. Après une série de tests et des discussions en groupe, nous avons mis au point un système de navigation intuitive, une structure capable d’accueillir de multiples banques de données, et des interfaces de recherche similaires pour chacune d’elles.

Nous terminons présentement la construction du site et préparons les cinq premières banques de données qui en feront partie dès l’ouverture. Trois d’entre elles contiennent des entrées bibliographiques se rapportant respectivement aux manuels scolaires, aux catalogues et aux imprimés. La Banque de données bibliographiques sur l’histoire du livre et de l’imprimé/Historical Literature Database (BBHLIC/HLD) répertorie des sources secondaires, et l’Index canadien des métiers du livre/Canadian Book Trade Index (ICML/CBTI) identifie les individus et les entreprises œuvrant dans le secteur des métiers du livre au Canada.

Par voie de messagerie électronique, nous nous sommes entendus avec d’autres équipes sur les noms de champs, la structure des entrées et les règles de saisie à suivre pour chaque banque de données. Des assistants de recherche ont rédigé, en consultation avec l’équipe des Ressources électroniques, des manuels destinés à favoriser la cohérence et l’uniformité de la saisie ; on s’assure ainsi d’un bon contrôle de la qualité et de l’exactitude des informations livrées aux utilisateurs. Plusieurs équipes s’occupent présentement de compiler les banques de données à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Pour sa part, l’équipe des Ressources électroniques compile la Banque de données bibliographiques sur l’histoire du livre et de l’imprimé/Historical Literature Database (BBHLIC/HLD), qui sert de banque-test pour le développement du site Web. Nous l’utilisons pour dépister les bogues, faire des essais de saisie, et vérifier la migration des entrées jusqu’à la banque de données dorsale qui desservira le Web. La BBHLIC/HLD nous permet également d’effectuer nos premiers tests d’utilisation avant de mettre le site en ligne.

La conception d’ensemble du site Web est simple. À partir de la page d’accueil, les utilisateurs ont accès à un tableau décrivant brièvement chaque banque de données et aux hyperliens menant à leur interface de recherche respective. Chaque banque de données comporte deux options de recherche. Pour les utilisateurs peu habitués aux moteurs de recherche, la «Recherche de base» permet de procéder par mot(s) clé(s) et d’extraire un ensemble pertinent de résultats. La «Recherche avancée» permet quant à elle de choisir un champ spécifique ou encore, pour les utilisateurs plus chevronnés, de combiner plusieurs champs à l’aide d’opérateurs booléens. Les interfaces de recherche comportent une fonction d’aide, et les instructions suivent une même logique d’une banque de données à l’autre afin de mieux orienter l’utilisateur. Des fenêtres contextuelles donnent des précisions sur les champs, des conseils sur la formulation des requêtes, et des directives pour le téléchargement et l’impression des entrées.

Nous souhaitons également que la fonctionnalité de recherche soit la plus efficace possible. À cette fin, la plupart des champs inclus dans la structure de chaque banque de données sont des points d’accès, les champs pertinents (Auteur, Sujet, Maison d’édition) ont fait l’objet d’une normalisation terminologique et, lorsque c’était nécessaire, nous avons fourni une liste de sujets afin que les utilisateurs aient accès aux termes retenus par les indexeurs.

Dans le cas de la BBHLIC/HLD, la «liste» s’est transformée en un thésaurus de termes qui identifient tous les sujets traités dans les écrits sur la culture de l’imprimé canadien. Pour faciliter la recherche par sujet, nous avons divisé ce domaine en 48 catégories. Les utilisateurs ont la possibilité d’obtenir un vaste éventail de résultats en faisant leur recherche à partir de l’une d’elles. Pour ceux qui veulent une information plus précise, nous avons subdivisé les catégories générales en 400 sous-catégories ; il est également possible de resserrer la recherche en combinant des termes qui relèvent des catégories, des sous-catégories, ou encore des deux à la fois. Avec l’accès au thésaurus en ligne et la possibilité de coordonner n’importe quels termes, les utilisateurs auront toute latitude pour configurer leurs recherches par sujet en fonction de leurs besoins.

Grâce à l’attention portée à la navigation intuitive, aux interfaces de recherche, à la fonction d’aide et au contrôle du vocabulaire nous croyons pouvoir offrir un accès simple et direct à une excellente ressource en ligne, et faire le bonheur de tout internaute en lui permettant de naviguer sans heurt.
Anne MacKinnon et/and Marcus Leja, Assistants de recherche/Graduate Research Assistants, Équipe des Ressources électroniques/ Electronic Resources Team, Dalhousie University

LES IMPRIMÉS ET LES MÉTIERS DU LIVRE : VOLUME I, TORONTO

Ce que les Américains savent du Canada, ils l’ont pour la plupart appris par l’intermédiaire des nouvelles sportives ou à l’occasion d’un séjour touristique au pays. Mais moi qui dévore les livres depuis toujours, j’ai passé une grande partie de ma jeunesse au New Jersey à rêver d’aventures qui se déroulaient à l’Île-du-Prince-Édouard en compagnie des héroïnes de Lucy Maud Montgomery, Anne et Émilie. Il me semble donc tout à fait naturel de continuer à découvrir le Canada en me plongeant dans la culture du livre et l’histoire de l’imprimé à titre d’assistante de recherche pour le projet HLIC/HBiC.

L’été dernier, j’ai intégré l’équipe du volume I à la University of Toronto et l’on m’a confié ainsi qu’à une autre assistante, Johanna Smith, les recherches afférentes à la Nouvelle-Écosse. Ma collègue Johanna, fraîchement diplômée de la Faculty of Information Studies, s’apprêtait à rentrer à Halifax et à reprendre son travail aux Archives de la Nouvelle-Écosse. Il fut convenu qu’elle m’enverrait des données aussitôt de retour chez elle.

La première réunion à laquelle j’ai participé en compagnie des autres assistantes de recherche ainsi que de Patricia Fleming et Judy Donnelly, a donné le ton à la suite de nos rencontres hebdomadaires : après avoir échangé les dernières nouvelles, nous nous mettions au travail sur nos deux banques de données. Pour l’Index canadien des métiers du livre/ Canadian Book Trade Index (ICML/CBTI), il s’agissait de répertorier les personnes et les entreprises affiliées aux métiers du livre. Le second projet, la Banque de données des imprimés canadiens (jusqu’à 1840) /Canadian Imprints Database to 1840 (BIC/CID), consiste en une compilation de données provenant de bibliographies déjà établies et de données que nous recueillons nous-mêmes. Si les présentations étaient pratiquement superflues lors de notre première réunion (la plupart d’entre nous s’étaient rencontrées dans le cadre du Book History and Print Culture Collaborative Program de la University of Toronto), il a fallu en revanche s’entendre sur le partage des tâches pour l’été.

Sophie Regalado s’est consacrée à la rédaction du manuel de l'ICML/CBTI, et elle a choisi comme secteurs de recherche l’Ontario et l’Î.-P.-É. Andrea Rotundo a poursuivi son travail sur les catalogues avec Yvan Lamonde ; elle a également servi de personne-ressource pour l’utilisation du logiciel ProCite. Patricia Richl s’est chargée de la recherche néo-brunswickoise avant de déménager à Saint John et occuper son premier poste de professeure à la University of New Brunswick. Enfin, Mary D’Angelo a produit une première version du thésaurus et du manuel d’entrée de données de la BIC/CID ; elle s’est aussi occupée de la documentation se rapportant à Terre-Neuve pour les deux banques de données.

Comme c’est souvent le cas l’été, les semaines ont passé presque sans qu’on s’en aperçoive ; déjà c’était le mois d’août, et il apportait en prime une vague de chaleur sans précédent qui fit déclarer l’état d’urgence à Toronto. Le manuel de l'ICML/CBTI en était à sa version finale, et celui de la BIC/CID avançait à bon rythme. L’alimentation des deux banques de données progressait également de manière satisfaisante, notamment grâce au soutien technique assuré par nos collègues de l’équipe des Ressources électroniques de la Dalhousie University à Halifax ; encore aujourd’hui, il semble que les ressources à notre disposition soient illimitées. Nous poursuivons notre travail avec l’aide de trois nouveaux assistants de recherche, Jessica Bowslaugh, Nica Abush et Pearce Carefoote, qui se sont joints à l’équipe en 2002.

Je ne cesse de m’étonner de la quantité d’information que nous avons pu déterrer, et surtout partager; l’extraordinaire esprit de coopération entre les chercheurs a permis de garder bien vivant l’enthousiasme initial. Nous nous affairons encore à la cueillette et à la saisie des données, et à la transcription des entrées figurant dans des sources publiées ainsi que dans les catalogues de la Bibliothèque nationale du Canada et de la Bibliothèque nationale du Québec ; qui plus est, nous découvrons chaque semaine l’existence de nouvelles ressources. Je trouve stimulant de participer à un tel projet, et je suis ravie de l’esprit de collégialité qui y règne.
Sophie Brookover, Assistante de recherche/Graduate Research Assistant, Volume I, University of Toronto

UN NOUVEL OUTIL À LA DISPOSITION DES CHERCHEURS : LA NUMÉRISATION DES LIVRES ANCIENS

Pour les fins de documentation du volume I, nous devons relever les ex-libris, les signatures, les annotations en marge, les marques de relieurs et les indications de classification anciennes des bibliothèques de collectivités se trouvant dans les livres. Il fut convenu qu’une banque d’images contenant ces informations serait utile pour le projet. Ces images seront mises à la disposition des chercheurs associés au projet HLIC/HBiC via Internet. Afin d’élaborer cette banque d’images, nous utilisons une caméra numérique. Le recours à la photocopie est exclu parce que cela peut abîmer les livres anciens et aussi pour éviter l’accumulation de papier.

Le choix de la caméra numérique s’est fait selon des critères très précis. Elle devait être capable de prendre, de très près, des images claires des détails d’une écriture manuscrite presque illisible, de toutes caractéristiques propres à l’imprimerie et d’une reliure. Elle devait également être capable de saisir dans son ensemble, avec précision et clarté, un texte manuscrit ou imprimé ainsi que la reliure d’un livre. Enfin, la caméra devait permettre la capture d’images de très bonne qualité avec l’éclairage ambiant seulement.

Notre recherche se limite aux fonds anciens des bibliothèques de collectivité de la région de Québec et de la région de Montréal, mais nous faisons aussi quelques recherches dans les archives paroissiales. À Saint-Pierre de l’Île d’Orléans, nous avons trouvé des antiphonaires, des missels et des psautiers datant du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Dans le fonds ancien de la Bibliothèque du Séminaire de Québec, nous avons trouvé un exemplaire de Tabulae Rudolphinae de Johannes Kepler relié aux armes du chancelier Pierre Séguier. Dans ce livre, nous retrouvons une signature de Jean-Félix Récher, curé de Québec de 1749 à 1768. Nous avons également photographié des livres reliés aux armes des intendants Jean Talon et Jacques Duchesneau donnés en prix à des élèves du Séminaire.

Les livres et les informations mentionnées plus haut sont repérés selon la méthode de l’échantillonnage. Lorsque le catalogue d’une bibliothèque indique la présence d’ex-libris, etc., nous sélectionnons 10 titres par décennie et nous essayons d’avoir au moins un titre par sujet. Dans les cas où il n’y a pas de catalogue détaillé du fonds ancien d’une bibliothèque, nous procédons par sondage en choisissant un titre à tous les cinq ou six livres par rayon. Les images sont par la suite transférées dans un ordinateur et classées dans des dossiers portant un titre abrégé du livre où elles ont été prises. Un fichier Word est enregistré dans chacun des dossiers et il contient les informations bibliographiques usuelles ainsi qu’une description du contenu des images.

Il est avantageux pour les chercheurs de numériser des informations comme les ex-libris, les signatures ou les annotations. Plutôt que d’avoir un fichier sur lequel est inscrite une annotation et l’endroit où elle se trouvait dans le document d’origine, le chercheur peut consulter autant de fois qu’il le désire des images où ces informations se retrouvent dans leur contexte d’origine. Ce procédé peut être appliqué à l’étude des caractères d’imprimerie afin de les comparer. Les avenues qu’offre la numérisation des documents sont multiples et peuvent contribuer au renouvellement de la recherche sur le livre et l’imprimé.
Frédéric Roussel-Beaulieu, Assistant de recherche/Graduate Research Assistant, Volume I, Québec

LA VIE DANS LES PRAIRIES : BIBLIOTHÈQUES DES COOPÉRATIVES DE PRODUCTEURS DE BLÉ, MANUELS SCOLAIRES ET MÉTIERS DU LIVRE

Je n’avais pas idée, en acceptant de collaborer au projet HLIC/HBiC, des bonnes surprises et des défis qui m’attendaient. En fait, ma toute première surprise fut mon engagement par Fiona Black à titre d’assistante de recherche pour le secteur des Prairies à la University of Regina, car si le projet m’intéressait je ne possédais par contre aucune expérience de recherche dans ce domaine. J’ai acquis une expérience précieuse au cours de la première année. Je fus surprise ensuite que Fiona m’encourage à préparer une communication en vue du Colloque préparatoire du volume III à Vancouver, et plus étonnée encore de voir ma proposition acceptée. Je n’imaginais pas non plus que mon travail me conduirait à Montréal et à Vancouver ainsi qu’à la plus modeste mais néanmoins fascinante ville de Brandon au Manitoba, où j’ai examiné un fonds d’archives jusque-là négligé.

Je me suis consacrée à plusieurs tâches dans le cadre du projet, reliées aussi bien à la période du volume II qu’à celle du volume III. J’ai compilé des données provenant des Prairies pour la Banque de données bibliographiques sur l’histoire du livre et de l’imprimé/ Historical Literature Database (BBHLIC/HLD) et j’en compile présentement pour une autre banque de données, l’Index canadien des métiers du livre/ Canadian Book Trade Index (ICML/CBTI), à partir d’annuaires municipaux disponibles sur microfiches. Entre les deux, j’ai eu à préparer puis à donner ma conférence sur les bibliothèques des coopératives de producteurs de blé, au Colloque de Vancouver, où tout le monde m’a traitée avec la plus grande gentillesse.

Grosso modo de 1920 à 1960, avant l’implantation de services bibliothéconomiques permanents dans les Prairies, les coopératives des producteurs de blé du Manitoba et de la Saskatchewan ont joué un rôle important, et largement méconnu, dans le prêt de livres en région rurale, comme me l’ont appris mes recherches aux McKee Archives de l’Université de Brandon, où est conservé le fonds de la Manitoba Pool Elevators Company. J’y ai découvert en prime la collection de manuels scolaires George E. Thorman, dont les membres du projet ignoraient jusqu’alors l’existence et qui regroupe environ 800 livres ; j’ai créé à partir de cette collection une banque de données, et l’ai transmise à M. Paul Aubin, qui compile la Banque de données des manuels scolaires canadiens/Canadian Textbooks Database en collaboration avec le projet HLIC/HBiC.

J’ai commencé à travailler sur l’Index canadien des métiers du livre/ Canadian Book Trade Index (ICML/CBTI). Cette banque de données sera non seulement utile aux chercheurs canadiens, mais elle pourrait servir de modèle à des historiens du livre ailleurs dans le monde qui envisageraient d’entreprendre un projet semblable. Lorsque Fiona Black m’a décrit en quoi allait consister ma tâche, j’ai cru que ce serait tout simple : il n’y avait qu’à transcrire dans une banque de données de l’information provenant de plusieurs sources. Mais depuis que j’ai entrepris de répertorier les membres des métiers du livre dans les Prairies, j’ai beaucoup de respect pour la minutie des bibliographes. Chaque nouvel annuaire doit être passé au peigne fin, de même que l’ensemble de la banque de données chaque fois qu’un nouvel annuaire est inventorié. J’aurai un réel sentiment d’accomplissement quand les données des Prairies seront traitées, tout comme les autres assistants de recherche qui y travaillent, j’en suis sûre !

La recherche entourant l' ICML/CBTI m’occupera encore quelque temps, mais j’aurai déjà l’occasion cet été de rédiger un article, de concert avec les deux assistants de recherche de la Dalhousie University, qui rendra compte des résultats préliminaires de notre recherche sur les métiers du livre. L’article fera l’objet d’une communication lors du Colloque de la Société bibliographique du Canada, en juin 2002 à Halifax – autre voyage en perspective, avec la chance de découvrir une province que je ne connais pas et de faire des rencontres stimulantes. Mon travail pour le projet HLIC/HBiC comporte de nombreux avantages, et je n’aurais pas pu demander mieux.
Elise Moore, Assistante de recherche/Research Assistant. Volume II, University of Regina

LE LIVRE EN SÉRIE : HISTOIRE ET THÉORIE DE LA COLLECTION LITTÉRAIRE — RÉSUMÉ DE THÈSE DE SOPHIE MONTREUIL

Cette thèse de doctorat se penche sur l’objet « collection littéraire » pensé à la fois comme une forme de publication (re)définie par les éditeurs depuis l’invention de l’imprimerie et comme une composante paratextuelle qui possède la capacité d’agir sur la lecture du texte. Elle se veut originale parce qu’elle réunit au sein de la même réfiexion des domaines de connaissance qui sont rarement mis en commun, soit l’histoire du livre et de l’édition, la sociologie de la littérature et plus particulièrement la théorie de l’institution littéraire, la théorie de la paratextualité et l’esthétique de la réception. La thèse traite séparément chacun des deux volets de l’objet d’étude, mais elle suit une progression logique qui s’achève sur un troisième volet. La première partie explore l’hypothèse selon laquelle la collection littéraire est l’aboutissement du long processus de définition et de spécialisation qui a traversé l’histoire française de l’édition et de la littérature, puis elle s’arrête sur les « rencontres » entre les deux que sont la « Bibliothèque bleue », la « Bibliothèque universelle des romans », la « Bibliothèque Charpentier », les collections de livraisons illustrées autour des années 1850, la « Collection Michel Lévy » et quelques collections des maisons Flammarion et Fayard. Après une relecture du paratexte genettien (1987), qui revoit et précise les paramètres du concept (ses frontières, ses composantes et leurs fonctions) suivant l’objectif de réduire l’arbitraire qui limite son champ d’action, la deuxième partie plonge au cœur de la rencontre entre la collection et la littérature et propose une théorie de la collection qui positionne celle-ci en relation avec une communauté de lecteurs et qui lui reconnaît un fonctionnement, des enjeux et des effets différents selon qu’elle s’adresse à un lectorat restreint ou au grand public. Enfin, la troisième partie reprend le fil historique là où il s’arrêtait dans la première partie, au début du XXe siècle, mais elle poursuit la réfiexion à partir d’une étude de cas, la collection « Les Cahiers verts » (lancée en 1921 par la Librairie Bernard Grasset), et en confrontant les outils théoriques développés dans la deuxième partie à un objet d’analyse réel.

Référence: Montreuil, Sophie, «Le Livre en série : Histoire et théorie de la collection littéraire», thèse de doctorat présentée au département de langue et littérature françaises, McGill University, 2001.
Sophie Montreuil, Boursière postdoctorale/Post-doctoral Fellow, Volume II, McGill University

L’ASSOCIATION DES MAÎTRES IMPRIMEURS DE MONTRÉAL, 1933-1967 : RECHERCHE POSTDOCTORALE EN COURS

La présente recherche postdoctorale s’inscrit dans le cadre du projet HLIC/HBiC et est supervisée par M. Jacques Michon, professeur à l’Université de Sherbrooke et co-directeur du volume III portant sur les années 1918 à 1980.

Compte tenu de ma formation antérieure en histoire du mouvement ouvrier, mes travaux se sont orientés vers une étude à caractère historique de l’Association des maîtres imprimeurs de Montréal (AMI). Fondée en 1933, l’Association se dote d’un journal en 1937 qui sert de canal aux positions idéologiques et sociales et aux revendications professionnelles de l’AMI. Le dépouillement systématique du Maître-imprimeur m’a permis de reconstituer, en grande partie, l’histoire de cette association dynamique qui est à la base de la mise sur pied d’une association provinciale des maîtres imprimeurs en 1938 et de l’Association canadienne des arts graphiques l’année suivante. Par ailleurs, loin de se limiter à la défense des intérêts professionnels de ses membres, l’AMI organise de nombreuses activités sociales (expositions, conférences, banquets, «semaine de l’imprimerie», concours typographique, etc.), s’intéresse à la formation des jeunes apprentis de l’École technique de Montréal et de l’École des arts graphiques, suit l’évolution des avancées technologiques et témoigne de l’intérêt à l’égard des questions touchant l’histoire de l’imprimerie. En 1940, par exemple, c’est elle qui prendra l’initiative de souligner la mémoire de l’imprimeur Fleury Mesplet en faisant apposer une plaque commémorative au coin des rues Saint-Jean et Notre-Dame à Montréal, à l’endroit même où se serait trouvé son atelier d’imprimerie.

Riche en informations, le journal m’a également permis de retracer la carrière d’une centaine d’imprimeurs québécois grâce à la publication de substantielles notices biographiques. Dans le même ordre d’idée, j’ai recensé plus de soixante historiques d’imprimeries, de maisons d’édition, de papetières, etc. L’École des arts graphiques, qui est officiellement inaugurée en 1944, est également au cœur des préoccupations de l’AMI. Les articles parus dans Le Maître-imprimeur permettent donc de refaire la genèse de cette École, lieu de formation professionnelle par excellence des jeunes apprentis de l’époque.
Éric Leroux, Boursier postdoctoral/Post-doctoral Fellow, Volume III, Université de Sherbrooke

PROGRAMMES D’ÉCRIVAINS EN RÉSIDENCE ET THÈSES SUR L’HISTOIRE DU LIVRE AU CANADA

J’ai entamé en janvier mon quatrième semestre à titre d’assistante de recherche pour le projet HLIC/HBiC. Ce projet m’offre beaucoup : un revenu d’appoint, la chance de côtoyer des chercheurs passionnés et passionnants, un apprentissage de la recherche et enfin, l’accès au bureau du projet HLIC/HBiC de l’Université Simon Fraser, avec son magnifique panorama de la ville, de la mer et des montagnes. Grâce à cette vue, j’ai même eu plaisir à préparer les trousses des participants inscrits au Colloque préparatoire du volume III en novembre dernier.

Ma recherche porte sur l’histoire et le rôle des programmes d’écrivains en résidence au Canada. Je travaille sous la direction de Carole Gerson, la codirectrice du volume III. J’en suis maintenant à ma deuxième année, et j’ai entrepris les recherches dans les bibliothèques et les archives, l’un des volets importants du projet.

À l’automne 2001, lors d’un séjour à Ottawa, j’ai fait la tournée du Conseil des Arts du Canada, des Archives nationales du Canada et de la Bibliothèque nationale du Canada. Les renseignements que j’y ai glanés m’ont permis de présenter une communication sur les programmes d’écrivains en résidence parrainés par le Conseil des arts, dans le cadre du Colloque préparatoire du volume III. Comme je l’ai souligné alors, le soutien de cet organisme aux résidences d’écrivains est très important : depuis 1965, le Conseil a contribué à en subventionner plus de 250 dans les établissements universitaires, les bibliothèques publiques et divers espaces communautaires canadiens.

L’un de mes objectifs pour l’année 2002 est d’identifier les autres sources de soutien – provinciales, municipales, institutionnelles ou privées – aux programmes de ce type. J’examinerai toute formule qui offre à un auteur un espace de travail et une certaine rémunération lui permettant d’écrire et de remplir un rôle de mentor auprès d’autres écrivains. Les postes d’écrivains en résidence dans les grandes universités (University of Toronto, University of Alberta, Concordia University, par exemple) sont les plus anciens et peut-être les plus réputés, mais d’autres établissements commencent à se faire connaître à ce chapitre : le Malaspina University-College a récemment inauguré la Chaire de poésie Ralph Gustafson, la Berton House de Dawson City accueille maintenant des écrivains en résidence, et des programmes tels Poets in the Schools et Writers in Electronic Residence (WIER) ont fait entrer les auteurs professionnels dans les salles de classe des écoles publiques. Si une bonne partie de ces programmes bénéficient du soutien du Conseil des arts, d’autres sont financés autrement.

Mon second objectif pour 2002 est d’entrer en communication avec des personnes ayant été impliquées de près ou de loin dans un programme d’écrivains en résidence, qu’il s’agisse d’auteurs, d’administrateurs, de bibliothécaires, de membres de la faculté ou d’étudiants. Si je puis en trouver qui sont prêts à partager leur expérience, j’aimerais beaucoup les interviewer.

Lorsque je ne travaille pas sur ma thèse, je passe en revue celles des autres afin d’identifier les travaux qui devraient faire partie de la Banque de données bibliographiques sur l’histoire du livre et de l’imprimé/Historical Literature Database. Si vous (ou une personne de votre connaissance) rédigez une thèse ou un rapport de recherche portant sur l’histoire du livre au Canada, je vous serais reconnaissante de m’en toucher mot. (Courriel : neearle@sfu.ca)
Nancy Earle, Étudiante de doctorat et assistante de recherche/ Doctoral candidate and Graduate Research Assistant, Volume III, Simon Fraser University

QUELQUES ASPECTS DE L’HISTOIRE DE LA LIBRAIRIE DEPUIS 1930

Les librairies assurent au livre une diffusion qui lui est essentielle, ce qui leur confère un pouvoir qu’on aurait tort de sous-estimer. La visibilité d’un livre, en effet, lui est nécessaire pour rencontrer un public. Outre par la critique et par la publicité, c’est sur l’étagère du librairie qu’il la trouve. De même, l’accessibilité d’un livre est préalable à sa lecture. Les librairies sont ainsi placées au cœur de la chaîne du livre, entre la demande du public lecteur et la production des éditeurs.

Les études à leur sujet, cependant, sont assez rares. C’est pour combler en partie cette lacune que nous avons entrepris d’en cerner quelques caractéristiques à partir des enquêtes de Statistiques Canada : leur nombre, leur répartition géographique, leur évolution à travers le temps. Une étude sur les recensements canadiens et les publications relatives au commerce de détail de Statistique Canada a non seulement permis de trouver les informations recherchées, mais aussi de mettre au jour une mine de renseignements sur les changements survenus dans le monde de la librairie canadienne depuis 1930 (1).

Ces données ont permis d’établir combien d’habitants étaient nécessaires pour faire vivre une librairie à différentes époques. Elles ont aussi mis en relief des caractéristiques assez différentes entre les régions du Canada. Par exemple, les librairies sont très nombreuses en Colombie-Britannique, mais de petite taille. Celles des provinces atlantiques ont dramatiquement périclité à partir des années 50, alors que celles situées au Québec ont commencé à prospérer au cours des mêmes années.

D’autre part, il a été possible de confirmer l’attrait qu’exercent les grandes villes, en particulier les capitales intellectuelles que sont Montréal, Toronto et Vancouver, sur les librairies. Jusqu’aux années 60, de plus, les librairies se sont établies presque exclusivement dans les centre-villes, négligeant les banlieues. De 1960 à nos jours, les chaînes de librairies ont connu un développement spectaculaire; la période de croissance la plus marquée à cet égard se situe entre 1970 et 1986.

Il s’est avéré, par ailleurs, que la librairie d’occasion occupe une place très marginale dans le marché du livre. En 1971, 13% des librairies vendaient du livre usagé, mais elles ne comptaient que pour 3% des ventes de l’ensemble des librairies. Les librairies situées sur les campus universitaires, de leur côté, occupent une place importante sur ce marché (environ le quart des ventes totales des librairies, depuis 1966), mais ne vendent pratiquement que du manuel scolaire.

Après avoir analysé ces données statistiques, il m’est apparu logique de m’intéresser à une librairie ayant eu pignon sur rue. Une étude sur la librairie Déom (2), établie à Montréal en 1896, a montré qu’une librairie est un lieu où sont rassemblés non seulement des livres, mais aussi des gens qui échangent et interagissent. Des témoignages ont révélé que plusieurs intellectuels montréalais importants du début du XXe siècle sont devenus des habitués de la librairie Déom, qui est devenue de ce fait un foyer culturel important.

Les libraires exercent également une influence certaine, bien que variable, sur les lectures de leurs clients, ne serait-ce que par les titres qu’ils choisissent de mettre en évidence. La façon (décor, commentaires, emplacement, nombre d’exemplaires du livre, etc.) de mettre le livre en évidence a aussi son impact, puisque le libraire peut influencer la perception qu’en a la clientèle (3).

Il reste, en définitive, plusieurs avenues à explorer qui permettraient de mieux comprendre le rôle et l’influence de cet appareil de diffusion qu’est la librairie. Aujourd’hui, la domination des chaînes de librairies sur le marché et l’explosion du nombre de titres constituent des problématiques nouvelles. Sur une plus longue période, il y aurait lieu de coupler l’évolution des librairies au vingtième siècle avec d’autres facteurs culturels, économiques ou sociaux afin de connaître leurs conditions d’émergence ou de déclin. Enfin, de nombreuses figures de libraires mériteraient davantage d’attention. Ces derniers ont souvent laissé peu de traces écrites, mais ils n’en ont pas moins disséminé le livre à travers tout le Canada.

1. Cette recherche a fait l'objet d'une communication au colloque de Vancouver, en novembre dernier.
2. F. Brisson, « La librairie Déom au début du XXe siècle : l’édification d’un réseau d’influence par le commerce du livre », Lieux et réseaux de sociabilité littéraire au Québec, sous la dir. de P. Rajotte, Québec, Éditions Nota bene, 2001, p. 189-226.
3. Ce sujet a fait l'objet d'une communication intitulée « Les librairies et leur impact sur la lecture » lors d'un colloque sur le thème de la lecture, tenu en mai 2001 à l'Université de Sherbrooke. Les actes de ce colloque seront publiés sous peu aux Éditions Nota bene.
Frédéric Brisson, Assistant de recherche/Graduate Research Assistant, Volume III, Université de Sherbrooke

L’HISTOIRE DU LIVRE CANADIEN ET LES AVEUGLES

Saviez-vous que dès la première décennie du XXe siècle des publications à l’usage des aveugles utilisant divers systèmes d’impression en relief étaient disponibles et circulaient au Canada grâce à un service de prêt ? Et qu’à l’heure actuelle, la technologie du livre parlant est en pleine transition, les audiocassettes cédant le pas aux CD-ROM, dont les capacités de repérage permettent aux handicapés visuels un accès sans précédent aux livres ?

L’histoire des publications et des services bibliothéconomiques destinés aux aveugles et aux handicapés visuels m’intéresse depuis longtemps, et je suis heureuse que mon poste de boursière postdoctorale pour le projet HLIC/HBiC me donne l’occasion d’explorer ce domaine de l’histoire du livre canadien. Lorsque j’ai entrepris mes recherches au printemps 2001, je me suis d’abord adressée à la bibliothèque de l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA), dont le personnel s’est montré extrêmement réceptif au projet. J’ai eu droit à une visite guidée de la bibliothèque en compagnie d’Eric Sharf, tandis que Julia Morgan, Shelagh Paterson et Susan Guglielmin ont facilité ma consultation des documents disponibles sur place.

Pour une large part, l’histoire de l’INCA, incluant l’histoire de ses services de bibliothèque et d’édition, est documentée dans une centaine de dossiers qui se trouvent aux Archives nationales du Canada. Les six jours que j’y ai passé en septembre dernier m’ont à peine suffi à évaluer leur contenu en ce qui concerne l’achat, le prêt et la production d’imprimés en relief et d’audilivres par l’INCA depuis la naissance de son organisme fondateur, la Canadian Free Library for the Blind (1906). J’ai tout de même réussi à prendre des notes détaillées sur les premières années de la Bibliothèque et je compte donner une conférence sur la période 1906-1918 dans le cadre du Colloque de la Canadian Library Association (Library History Group) en juin 2002.

Mes échanges avec l’INCA au cours de la dernière année se sont avérés fructueux sous un autre rapport, tout à fait inattendu celui-là, puisque Jennifer Horwath m’a invitée à faire partie de la liste de discussion des usagers de la Bibliothèque, Skyclub-l. Au mois d’octobre 2001, j’ai ainsi pu répondre aux questions des usagers et leur demander en retour ce qu’ils pensaient des livres et de la lecture. Leurs remarques judicieuses et fécondes continuent d’alimenter tant mes recherches que ma réflexion.
Janet Friskney, Boursière postdoctorale/Post-doctoral Fellow, Volume III, Simon Fraser University

LES PROFESSIONNELS DU LIVRE À LA CONQUÊTE DE LEUR MARCHÉ: LES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DANS LE CHAMP LITTÉRAIRE AU QUÉBEC (1921-1960) — RÉSUMÉ DE THÈSE DE JOSÉE VINCENT

Jusqu’à présent, les sociologues de la littérature et les historiens du livre ne se sont guère penchés sur la question des regroupements professionnels d’auteurs et d’éditeurs. Pourtant, ceux-ci jouent un rôle non négligeable dans le processus d’autonomisation du champ littéraire. Cette thèse tente de définir le concept d’association professionnelle et de l’intégrer à la théorie du champ littéraire, puis elle propose une étude historique des associations professionnelles d’auteurs et d’éditeurs au Québec entre 1921 et 1960.

D’emblée, je présente une réflexion théorique sur la notion de réseau, approfondie par Vincent Lemieux, la notion d’institution, telle que définie par Jacques Dubois et Lucie Robert, et celle d’appareil, ainsi que l’entendent Louis Althusser et Robert Fossaert. En me référant par la suite aux travaux de Pierre Bourdieu et d’Alain Viala sur les médiations dans le champ littéraire, j’analyse les conditions d’émergence ainsi que les positions des associations professionnelles afin de dégager leurs caractéristiques générales.

La suite se veut une application, soit l’étude des associations professionnelles dans le champ littéraire québécois avant 1960. Un chapitre consacré à la section française de la Canadian Authors Association montre la naissance et l’évolution de ce premier regroupement professionnel qui, soumis à la fédération anglophone, demeure un organisme en quête d’autonomie. Les trois chapitres suivants portent sur la Société des écrivains canadiens. À travers l’étude de la structure, du fonctionnement et des effectifs, ainsi que l’analyse des actions menées tant pour la promotion que la défense des intérêts des écrivains, se dégage l’image d’une association qui, malgré certains succès, réussit difficilement à acquérir un véritable statut professionnel. Enfin, un dernier chapitre sur l’histoire de la Société des éditeurs canadiens du livre français retrace les transformations qui affectent le système éditorial après la Seconde Guerre et qui, bientôt, annoncent la restructuration complète du milieu du livre.

Référence: Vincent, Josée, «Les professionnels du livre à la conquête de leur marché: les associations professionnelles dans le champ littéraire au Québec (1921-1960)», thèse de doctorat présentée à la faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke, 2002.
Josée Vincent, Assistante de recherche/Graduate Research Assistant, Volume III, Université de Sherbrooke

LA BANQUE DE DONNÉES DES CATALOGUES CANADIENS RELATIFS À L’IMPRIMÉ

La compilation de la banque de données bilingue des catalogues relatifs à la culture de l’imprimé canadien (maisons d’édition, librairies, bibliothèques privées et publiques, encans de livres) avance à bon train sous la direction d’Yvan Lamonde (McGill University) et, pour l’aspect technique, de Bertrum MacDonald (Dalhousie University). Toutes les semaines des catalogues s’ajoutent à la banque de données, qui compte actuellement 700 titres et en comptera 1000 au printemps 2002. Pour l’instant, le plus vieux catalogue répertorié date de 1780 et le plus récent, de 1980. La banque de données permet différents types de recherche : par maison d’édition, librairie, encanteur, imprimeur ou institution, ainsi que par langue, date ou lieu de publication. Une recherche par nombre de pages et par genre est également possible. Ainsi, un historien des bibliothèques pourrait faire une recherche par genre de bibliothèque : bibliothèques de droit, bibliothèques paroissiales, bibliothèques législatives, bibliothèques d’artisans, bibliothèques d’entreprises ou bibliothèques scolaires.

Alors que les catalogues des bibliothèques publiques révèlent les goûts et intérêts d’une communauté donnée, ceux des bibliothèques privées dévoilent les préférences d’un individu, généralement un membre influent de la société canadienne. Les encans de bibliothèques privées identifiaient parfois le propriétaire, parfois non. Les catalogues de ces ventes sont particulièrement intéressants lorsqu’ils comportent des annotations précisant le nom des derniers enchérisseurs et les montants payés. C’est notamment le cas du Catalogue sale of valuable collection of books relating to Canada préparé pour la vente du 11 juin 1891 par la maison torontoise Oliver, Coate & Co. (fondée en 1834). L’une des plus importantes et des plus remarquables bibliothèques privées à être mise en vente fut «la magnifique bibliothèque privée» de l’hon. L. R. Masson, les 9, 11 et 12 avril 1904, à Montréal. C’est La Patrie qui s’occupa d’imprimer le catalogue de 153 pages, en français et en anglais, pour le compte de la maison Walter M. Kearns. Étant donné que les catalogues originaux des encans de ce type sont rares, ceux qui ont pu être retrouvés et conservés en bibliothèque n’en ont que plus de valeur.

Les catalogues des maisons d’édition et des librairies, pour leur part, font découvrir les livres auxquels avait accès le lectorat canadien. Ils reflètent aussi l’importance relative de telle maison ou librairie, simplement par le nombre et la diversité des titres offerts à tel ou tel moment. En guise d’exemple, le Cottage Library Catalogue and List of Milner & Co.’s Publications (Toronto : [1876]) de William Warwick présente une extraordinaire variété de «Popular Works», de «New Books Pubished by W. Warwick» et de «Authorized School Books». De plus, une annonce sur la dernière page du catalogue fournit la liste des 18 maisons dont Warwick stockait les ouvrages en plus des siens.

Les chercheurs intéressés pourront également retracer l’évolution du catalogue comme genre, depuis ses débuts quand il offrait simplement une liste de titres accompagnés d’une brève description de la reliure ou des planches, jusqu’à sa précision bibliographique actuelle. Les catalogues nous donnent un aperçu de l’univers intellectuel du passé, et leur lecture est fascinante.
Andrea Rotundo, Étudiante de doctorat et assistante de recherche/ Doctoral student and Graduate Research Assistant, University of Toronto

LE MANUEL SCOLAIRE SUR LE WEB

Longtemps oublié, voire méprisé, le manuel scolaire commence à acquérir ses lettres de noblesse dans le monde de la recherche et j’en veux comme preuve l’intérêt que lui portent les directeurs du projet HLIC/HBiC. On ne peut cependant envisager une synthèse fiable de ce monde complexe tant qu’on ne disposera pas d’un instrument de base essentiel, soit le catalogue. A cet effet, des travaux sont déjà en cours et sont ou seront sous peu disponibles sur le Web.

Manuel scolaire québécois
Le catalogue informatisé des manuels produits au Québec est en cours de réalisation depuis quelques années et peut être consulté à «http://www. bibl.ulaval.ca/ress/manscol/» mis en ligne par le serveur de la bibliothèque de l’Université Laval.

En date du 1er janvier 2002, 13 131 documents imprimés entre 1765 et 2002 ont été repérés, décrits et classifiés; une fois l’opération terminée, on aura largement dépassé les 15 000 références. Ont été retenus les manuels rédigé et/ou produits au Québec, incluant donc des manuels étrangers adaptés, traduits, ou copiés tels quels - parfois plagiés - et réimprimés ici alors que les manuels achetés à l’étranger, même s’ils ont été utilisés dans nos institutions scolaires, ont été omis. Chaque réimpression a fait l’objet d’une description autonome et aussi complète que l’édition princeps. La description de la majorité des titres a été faite document en main, soit sous format papier soit sous format microfiche.

On peut interroger la banque par auteur, discipline, chaque mot du titre, éditeur, année ou période de parution. Peu importe la question posée, les réponses obtenues apparaissent d’abord par discipline et ensuite en ordre chronologique à l’intérieur d’une discipline, favorisant ainsi l’apparition d’ensembles logiques. On aura aisément compris l’utilité d’une telle banque pour la recherche sur l’histoire de l’imprimé, ne serait-ce que par la possibilité d’obtenir des données quantifiables, soit pour la production de manuels par un éditeur donné, soit pour voir l’importance de la production des manuels dans la production globale de tel autre éditeur.

Manuel scolaire canadien
Un travail similaire a été amorcé l’été dernier pour le manuel scolaire canadien à l’exception du manuel publié au Québec. La problématique est la même que pour la banque des productions québécoises: sont retenus les manuels produits au Canada, y compris le lot important de manuels d’Angleterre, d’Écosse, d’Irlande ou des États-Unis réédités, réimprimés ou adaptés au Canada. Les mêmes questionnements seront possibles, avec, en plus, la possibilité d’interroger par ville d’édition, ce qui permettra la répartition de la production par province. Autre différence: on aura compris que, compte tenu de la dispersion des collections de Vancouver à Terre-Neuve, il est impossible de décrire les manuels exemplaires en main; on utilise donc les catalogues fournis par les différentes bibliothèques qui conservent des collections de manuels, nous rendant ainsi tributaires de l’exactitude de l’information fournie. La similitude de traitement entre les deux banques - entre autres points communs la formulation des noms des disciplines est la même - permettra d’utiles comparaisons entre les productions du Québec et du reste du Canada.

À ce jour, la collection de l’Institut canadien de microfiches historiques et celle de l’Ontario Institute for Studies in Education ont été dépouillées, fournissant une moisson de près de 3 500 références; le dépouillement des deux collections de la University of British Columbia est en cours. La mise en ligne du catalogue, qu’on espère d’ici quelques mois, sera assurée par l’équipe HLIC/HBiC des Ressources électroniques de la Dalhousie University à Halifax.
Paul Aubin, Centre interuniversitaire d’études québécoises, Université Laval

UNE ANNÉE DE COLLOQUES

Quoi de mieux pour susciter la collaboration entre les historiens du livre que de les réunir dans une salle de conférence ? Sachant cela, nous avons organisé quatre colloques dans différents centres du projet HLIC/HBiC. Le premier, axé sur le volume I, eut lieu les 24 et 25 novembre 2000 et accueillit près de 100 personnes à la University de Toronto, comme le rapportait notre Bulletin de l’an dernier. Les trois autres connurent un égal succès, le taux de participation et l’enthousiasme des chercheurs – les nouveaux comme les plus expérimentés – ayant même dépassé nos espérances. Nous sommes particulièrement heureux de l’intérêt manifesté par des collègues provenant de disciplines diverses : histoire ouvrière, science et technologie, musique, photographie, géologie, culture populaire, études féministes, études autochtones, archivistique, bibliographie, littérature, bibliothéconomie et sciences de l’information.

Le Colloque sur la culture de l’imprimé des Grandes Plaines de l’Ouest s’est déroulé le 16 mars 2001 à la University of Regina. Le public, qui réunissait historiens du livre, archivistes, spécialistes de littérature, bibliothécaires et libraires, a eu droit à des communications portant sur le rôle des Instituts féminins dans la fondation de bibliothèques dans l’Ouest du pays, la littérature contemporaine des Autochtones du Canada, les manuels techniques et les ressources archivistiques. Les discussions se sont poursuivies au cours d’un déjeuner au Faculty Club, et la journée s’est conclue par une table ronde sur les orientations futures que devrait prendre la recherche sur l’histoire du livre dans les Prairies.

Le volume II a occupé le devant de la scène lors du colloque préparatoire des 18 et 19 mai 2001 qui s’est tenu à la Bibliothèque nationale du Québec à Montréal. Les 21 communications présentées ont abordé une variété de sujets, dont les conditions de travail des typographes québécois, la présence des auteurs canadiens sur le marché littéraire britannique à la fin de l’époque victorienne, l’histoire d’une société littéraire terre-neuvienne, le rôle des manuels scolaires bilingues dans le processus d’assimilation des Ukrainiens dans l’Ouest canadien, et l’apparition des illustrations photographiques dans les livres canadiens. Une fois terminées les séances de la première journée, une centaine de participants assistèrent à la réception donnée par Les Presses de l’Université de Montréal. La matinée du deuxième jour, on distribua l’ébauche de la table des matières du volume II en vue d’une discussion, et de nombreux collègues profitèrent de cette occasion pour faire part de leurs suggestions aux codirecteurs. L’exposition de livres, magazines et objets divers montée par le personnel de la BNQ en lien avec les sujets des conférences fut également fort appréciée.

L’équipe du volume III a mené rondement l’organisation de son colloque préparatoire, tenu du 15 au 17 novembre 2001 au Harbour Centre Campus de la Simon Fraser University à Vancouver. Les 103 personnes qui s’y rassemblèrent eurent la possibilité d’entendre en l’espace de trois jours une quarantaine de communications captivantes sur l’histoire du livre. Parmi les sujets couverts, mentionnons l’édition de pièces de théâtre, la censure, les petites maisons d’édition, la Macmillan Company of Canada, les hebdomadaires à scandale publiés durant l’entre-deux-guerres, les feuilles de choux canadiennes, le premier journal montréalais destiné à un lectorat noir, et la littérature yiddish. Les participants prirent part à une discussion animée entourant la table des matières du volume III. Le temps était magnifique, ce qui ajouta au plaisir de la rencontre et permit de finir en beauté cette année de colloques.

L’un des aspects importants des colloques a trait à la participation des boursiers postdoctoraux et des assistants de recherche du projet HLIC/HBiC, qui ont présenté les résultats de leur travail en plus de contribuer avec entrain à la mise sur pied des événements. Afin d’ouvrir le projet à d’autres étudiants au Canada, nous avons offert des bourses de déplacement à ceux qui souhaitaient assister aux colloques de Montréal et de Vancouver. Douze étudiants de deuxième et troisième cycles en ont bénéficié. Les rapports enthousiastes qu’ils nous ont remis par la suite démontrent l’intérêt de développer un réseau de jeunes chercheurs dans le domaine de l’histoire du livre au Canada.

Bien que le Colloque du volume III marque la fin des grands événements publics du projet pour quelques années, les membres de l’équipe ne manqueront pas de fréquenter les prochains congrès sur l’histoire du livre, tant au Canada qu’à l’étranger. Nous prévoyons également jouer un rôle majeur à l’occasion du colloque de la SHARP, qui en 2005 aura lieu à Halifax.

Les programmes ainsi que les résumés des communications de tous les colloques du projet HLIC/HBiC sont disponibles sur notre site Web. Plusieurs conférenciers ont déjà accepté d’y faire paraître leur texte. Si vous avez fait une communication à l’un de nos colloques et souhaitez la rendre accessible sur le site, n’hésitez pas à entrer en communication avec Judy Donnelly. Nous encourageons également tous ceux et celles qui travaillent dans le domaine de l’histoire du livre au Canada à ajouter leurs sujets de recherche à notre liste de Recherches en cours.
Judy Donnelly, Responsable administrative/Project manager, donnelly@fis.utoronto.ca

COMITÉ CONSULTATIF DU PROJET

Roch Carrier, Bibliothèque nationale du Canada
Roger Chartier, École des Hautes études en Sciences sociales, Paris
Ramsay Cook, Dictionnaire biographique du Canada
Olive Dickason, Université d’Ottawa
Claude Galarneau, Université Laval
Robert A. Gross, A History of the Book in America, College of William and Mary
Francess Halpenny, University of Toronto
Ernie Ingles, University of Alberta
Wallace Kirsop, A History of the Book in Australia, Monash University
Warren McDougall, A History of the Book in Scotland, Edinburgh University
David McKitterick, A History of the Book in Britain, Trinity College, Cambridge
George L. Parker, Royal Military College
Eric Swanick, Fredericton, New Brunswick
Jean-Pierre Wallot, Université d’Ottawa
Ian Wilson, Archives nationales du Canada

COMITÉ ÉDITORIAL DU PROJET

Sandra Alston, University of Toronto
William Barker, Memorial University of Newfoundland
Antoine del Busso, Les Presses de l’Université de Montréal
Gwendolyn Davies, University of New Brunswick
Cynthia Good, Penguin Books Canada Ltd.
Elaine Hoag, National Library of Canada
Leslie Howsam, University of Windsor
Kenneth Landry, Association québécoise pour l’étude de l’imprimé
Jean-René Lassonde, Bibliothèque nationale du Québec
Ian MacLaren, University of Alberta
Peter McNally, McGill University
William H. New, University of British Columbia
Kristen Pederson, University of Toronto Press
Denis Saint-Jacques, Centre de recherche en littérature québécoise, Université Laval
Germaine Warkentin, University of Toronto
Bruce Whiteman, University of California

COORDONNÉES
DIRECTRICE DU PROJET

Patricia Fleming
Faculty of Information Studies, University of Toronto
140 St. George St.Toronto ON Canada M5S 3G6
416-978-2884 (téléphone) 416-978-7097(télécopieur)
fleming@fis.utoronto.ca

DIRECTEURS GÉNÉRAUX
Patricia Fleming, University of Toronto
Yvan Lamonde
Département de langue et littérature françaises, Université McGill
3460 McTavish, Montréal QC Canada H3A 1X9
514-398-6887 (téléphone) 514-398-8557 (télécopieur)
Yvan.Lamonde@McGill.ca

DIRECTEURS DU VOLUME I
Patricia Fleming
Gilles Gallichan
Reconstitution des Débats
Bibliothèque de l’Assemblée nationale, Québec
Edifice Jean-Antoine-Panet
1020, rue des Parlementaires, 3e étage
Québec QC Canada G1A 1A3
418-644-5459 (téléphone) 418-646-4873 (télécopieur)
ggallichan@assnat.qc.ca

DIRECTEURS DU VOLUME II
Fiona A. Black
Department of English, University of Regina
306-337-2314 (télécopieur)
et
School of Library and Information Studies, Dalhousie University
Halifax NS Canada B3H 3J5
902-494-2452 (téléphone) 902-494-2451(télécopieur)
Fiona.Black@dal.ca
Yvan Lamonde

DIRECTEURS DU VOLUME III
Carole Gerson
Department of English, Simon Fraser University
Burnaby BC Canada V5A 1S6
604-291-3631 (téléphone) 604-291-5737 (télécopieur)
gerson@sfu.ca
Jacques Michon
Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Sherbrooke
2500 boul. de l’Université
Sherbrooke QC Canada J1K 2R1
819-821-8000, poste 2267 (téléphone) 819-821-7285 (télécopieur)
jmichon@courrier.usherb.ca

DIRECTEUR DES RESSOURCES ÉLECTRONIQUES
Bertrum MacDonald
School of Library and Information Studies, Dalhousie University
Halifax NS Canada B3H 3J5
902-494-2472 (téléphone) 902-494-2451 (télécopieur)
Bertrum.MacDonald@dal.ca

RESPONSABLE ADMINISTRATIVE
Judy Donnelly
Siège social du projet:
Faculty of Information Studies, University of Toronto
140 St. George St. Toronto ON M5S 3G6
416-978-8688 (téléphone) 416-978-7097 (télécopieur)
donnelly@fis.utoronto.ca

REMERCIEMENTS
Le projet d’Histoire du livre et de l’imprimé au Canada remercie pour leur soutien le Programme des Grands travaux de recherche concertée du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, et les universités de nos sites : Simon Fraser University, University of Regina, University of Toronto, McGill University, Université de Sherbrooke, et Dalhousie University.

Le Bulletin d’Histoire du livre et de l’imprimé au Canada est publié annuellement par le projet d’Histoire du livre et de l’imprimé au Canada.
Rédacteurs: Judy Donnelly, Patricia Fleming, Yvan Lamonde
Conception et production: Stan Bevington
Traduction: Edward Baxter, Corinne Durin
Photos : Judy Donnelly, Gilles Gallichan, Bertrum MacDonald, Yvan Lamonde, Sophie Montreuil, DeNel Sedo
Travail d’édition et correction d’épreuves: Janet Friskney, Sophie Montreuil, Andrea Rotundo
Impression: Coach House Press, Toronto
ISSN: 1496-5119
Pour vos commentaires et toute demande de copies supplémentaires du Bulletin, adressez-vous à:
Judy Donnelly
Responsable administrative/Project Manager HBiC/HLIC
University of Toronto
140 St. George St. Toronto ON, Canada M5S 3G6
donnelly@fis.utoronto.ca