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Des Reader’s Digest pour un public lettré:
le magazine et le recueil littéraire canadien avant 1840

Communication presentée au Colloque préparatoire au tome I
(Des origines aux années 1840)
par Kenneth Landry
Centre de recherche en littérature québécoise
Université Laval


En préparant ce travail sur les premiers recueils littéraires et magazines publiés au pays, un numéro de Reader’s Digest m’est tombé sous la main. Ce recueil mensuel qui tire à plus de 50 millions d’exemplaires dans le monde, va bientôt avoir 80 ans. Les dirigeants semblent avoir trouvé la clé du succès pour un périodique de grande consommation : un format poche qui se vend bon marché ; une compilation de fictions brèves divertissantes, mêlée à des articles courts d’un intérêt universel, repiqués ou condensés d’autres périodiques, le tout dans un emballage attrayant, avec des illustrations et de la publicité. En somme, c’est, pour employer une métaphore, du « fast food » imprimé, pour tous les goûts.

Pour bon nombre de lecteurs, ce genre de publication anthologique, facile à produire, facile à consommer, remplace le livre. Ces compilations ne datent pas d’hier. Si nous examinions leur ascendance, nous verrions qu’ils ont un long pedigree. Ils sont issus de la famille des recueils littéraires, qu’on appelait autrefois des miscellanées ou des magazines, des ouvrages qui contiennent des savoirs encyclopédiques condensés. Nées en Europe au XVIIe siècle, ces ouvrages sont arrivés plus tard en terre d’Amérique avec les presses à imprimer. Ils sont contemporains des almanachs. Cependant, contrairement à l’amanach, qui s’adresse surtout au peuple (un public élargi), les miscellanées visent un public lettré. Dans leDictionnaire universel de Furetière, le terme  miscellanez ou miscellanées, qui vient du latin, miscellus, mêler ou mélanger décrit des « livres qui traitent de plusieurs matières de différentes sortes; et aussi de plusieurs livres de différentes sortes mises ensemble. Ces livres sont à l’usage de tout le monde ». On apprend également que ce sont « des recueils d’ouvrages sur des sujets divers de sciences et de littérature, n’ayant aucun lien entre eux. On dit aujourd’hui mélanges1». Au Québec, en 1788, William Moore est le premier à utiliser cette terminologie pour décrire le Quebec Herald and Miscellany, et son pendant francophone, Le Courier de Québec ou Héraut François. Quant au vocable « magazine », qui date plutôt du XVIIIe siècle, son étymologie serait plutôt française, de magasin, au sens d’entrepôt de marchandises diverses. Dans le cas d’une publication périodique, ce serait un ouvrage traitant de divers sujets simultanément. « A periodical publication containing articles by various writers; chiefly, intended for general rather than learned or professionnal readers, and consisting of a miscellany of critical and descriptive articles, essays, works of fiction, etc » dixit le Oxford English Dictionary, qui cite le Gentleman’s Magazine or Monthly Intelligencer de 1731 comme le prototype et le modèle à suivre. Au Québec, le premier représentant de cette lignée, Le Quebec Magazine/Le Magasin de Québec, fondé par Samuel Neilson en 1792, répond à cette définition. Dans les maritimes, c’est le Nova Scotia Magazine and Comprehensive review of literature, politics and news de John Howe, qui paraît de 1789 à 1792. Dans le Haut-Canada, il faut attendre la parution du Canadian Casket à Hamilton en 1832. Malgré leurs différences linguistiques et culturelles, ces magazines se ressemblent, du moins sur le plan de leur conception et de leur présentation. Quant au contenu, c’est encore l’époque où les rédacteurs sont plutôt des compilateurs, armés de ciseaux et d’un pot de colle, qui choisissent, parmi les journaux et les périodiques qui arrivent au pays, des articles à reproduire.

Grosso modo, avant 1840, les périodiques ne sont pas différenciés. La terminologie n’est pas encore fixée et ce qu’on appelle un journal est parfois un recueil et vise versa. Cependant, en raison de leurs caractéristiques particulières, les recueils peuvent se distinguer des journaux. Premièrement, leur présentation ou leur design les rapproche du livre : ils ont un format plus petit que le journal, une périodicité plus longue (généralement mensuelle ou bimensuelle), un nombre de pages plus considérable que le journal et une pagination continue (comme dans un livre). Deuxièmement, ils se démarquent par un contenu composé majoritairement d’extraits littéraires repiqués, puisés largement dans les périodiques européens et américains que les compilateurs ont sous la main et auxquels s’ajoutent occasionnellement des inédits, des textes d’auteurs canadiens.

Dans la colonie, les livres coûtent cher, qu’on les importe ou qu’on les fabrique sur place. Pour cette raison, des entrepreneurs décident alors de répondre aux besoins de la population lettrée pour une littérature de divertissement dans l’une ou l’autre des deux langues en insérant des textes littéraires dans la presse; par la suite, d’autres iront jusqu’à créér des périodiques entièrement consacrés à la littérature. Cette pratique va donner lieu à la création des premiers recueils littéraires au pays. Si les livres ne sont pas toujours accessibles, ces publications sérielles peuvent jouer un rôle de suppléance. Ils ne coûtent pas cher à produire et ils peuvent donner accès à de petites bibliothèques encyclopédiques, qu’on a appelé un peu dérisoirement en anglais « a poor man’s library ».

En l’absence des infrastructures de l’édition, la littérature trouve un support de choix dans les périodiques plutôt que dans les livres et que c’est grâce aux périodiques littéraires que les les écrivains, à la fois ceux de langue anglaise et ceux de langue française, sont connus du public.

Le cadre d’analyse

Dans le cadre d’une histoire du livre et de l’imprimé, il me semble que des publications qui tiennent lieu de livres doivent y figurer, surtout dans un tome consacrés aux débuts de l’imprimerie. En attendant de leur trouver une « niche », qui leur convienne, deux grandes questions se posent au sujet de ces périodiques parus sous forme de recueils ou de magazines : premièrement, leur spécificité (pourquoi et pour qui sont-ils créés?) et deuxièmement, quelle est la stratégie éditoriale (comment les animateurs s’y prennent-ils pour réaliser leurs objectifs ?) La première question a trait à la nature du périodique et à sa portée, ses objectifs et son orientation, ainsi qu’à son auditoire, tandis que la deuxième porte plutôt sur le contenu et les stratégies utilisés par les rédacteurs/compilateurs pour répondre aux besoins de la clientèle. C’est en examinant cet aspect (les auteurs cités et les textes choisis) qu’on découvre les multiples usages de la littérature à différentes époques. Ce questionnement m’a conduit à chercher une clé d’interprétation, une grille qui me dévoilerait les objectifs, les stratégies et le contenu des recueils parus de 1764 à 1840. C’est à partir de cette grille que j’en suis venu à « tester » mon hypothèse de travail.

La tableau de la recherche

Jusqu’à présent, ce sujet a suscité assez peu de monographies ou d’études. Cependant, les inventaires ne manquent pas et on peut, sans trop de difficulté, constituer un corpus des périodiques qui pourraient faire partie des « miscellanées ». De plus, des travaux sur la période des origines commencent à porter fruit, comme en témoignent les communications présentées lors du colloque « Images d’un changement de siècle, 1760-1840 », tenu à Montréal en avril dernier. Par ailleurs, notre collègue Jacques Cotnam prépare actuellement un répertoire des écrits littéraires et autres parus dans les premiers journaux. Pour ce qui est des périodiques littéraires parus au XIXe siècle, les recherches et l’ouvrage de Mary Lu Macdonald, Literature and Society in the Canadas, 1817-1850, nous sont d’un précieux secours.

Le corpus2

Le corpus des publications québécoises qui répondraient aux critères de miscellanées comprend au total 26 titres, incluant 14 publications de langue française, 7 de langue anglaise et 5, bilingues ou publiés dans les deux langues. Ailleurs au pays, on dénote 6 miscellanées ou magazines au Haut-Canada et 3 à Halifax.
Ces périodiques se répartissent par ordre chronologique de la façon suivante:

Micellanées de langue française:

La Gazette littéraire de Montréal (1778-1779)
L’Aurore (1817-1819)
L’Abeille canadienne (1818-1819
Le Courrier du Bas-Canada (1819)
L’Ami de la religion et du roi (1820)
La Bibliothèque canadienne, ou miscellanées historique,scientifiques et littéraires (1825-1830)
Le Coin du feu (1829)
L’Observateur, ci-devant la Bibliothèque canadienne, journal historique, littéraire et critique (1830-1831)
Magasin du Bas-Canada. Journal littéraire et scientifique (1832)
L’Abeille canadienne (1833-1834)
L’Impartial. Journal littéraire, scientifique, commercial et d’agriculture (1834-1835)
Le Glaneur. Journal littéraire, d’agriculture et d’industrie (1836-1837)
Le Fantasque (1837)

Miscellanées de langue anglaise:

The Enquirer (1821-1822)
The Scribbler (1821-1827)
The Canadian Magazine and Literary Repository (1823-1825)
The Canadian Review and Literary and Historical Journal (1824-1825)
The Montreal Museum or Journal of Literature and the Arts (1832-1834)
The Literary Garland (1838-1851)

Périodiques bilingues ou dans les deux langues:

The Quebec Herald, Miscellany and Advertiser (1788-1792)
Le Courier de Québec ou Héraut françois (1788)
The Quebec Magazine/Le Magasin de Québec (1792-1794)
The British American Register (1802-1803)
Le Télégraphe/The Telegraph (1837)

Dans le Haut-Canada:

The Canadian Casket (1831)
The Canadian Garland: A semi-monthly literary and miscellaneous journal (1832-1833)
The Canadian Literary Magazine (1833)
The Canadian Magazine (1833)
The Mirror of Literature (1835-1836)
Cabinet of Literature (1838-1839)

Dans les maritimes:

The Nova Scotia Magazine and comprehensive review of literature, politics and news (1789-1792)
The Nova Scotia and New-Brunswick Magazine,or the historical, literary, theological and miscellaneous repository (1806)
The Acadian Magazine (1826)

Une analyse préliminaire des données sur les miscellanées

Parmi les sources précieuses de renseignements sur les périodiques figure le prospectus, un des éléments clés de la mise en marché. Les propriétaires ou les compilateurs des miscellanées se servent de ce document promotionnel et programmatique pour énoncer leurs objectifs et parfois, pour dévoiler leur stratégie éditoriale. Il arrive même que cette information soit également contenue dans le sous-titre du périodique, comme celui du Magazin de Québec, de Samuel Neilson, qui se définit comme un « Recueil utile et amusant de literature, histoire, politique, &c., &c., particulièrement adapté à l’usage de l’Amérique britannique, par une Société de gens de lettres ».

Les prospectus se lisent comme autant de déclarations d’intention ou de belles promesses car, dans les faits, les recueils et le magazines ne sont pas voués à de longues carrières. Cependant, quand on examine et compare les prospectus, on remarque une volonté de promouvoir la littérature et de lier deux aspects en particulier, son utilité et son côté divertissant, tout en l’adaptant à un auditoire nord-américain. Ces soucis reviennent comme un leitmotif ou une constante dans le discours des promoteurs. Malgré des divergences marquées quant aux objectifs et à la stratégie de commercialisation, il existe un consensus quant à la valeur que toutes les miscellanées accordent à la littérature, d’abord à celle qu’on importe et, un peu plus tard, à celle qu’on produit au pays. À ce propos, une mise en parallèle de deux prospectus de langue française à deux moments différents et à une soixantaie d’années d’intervalle (l’un de 1764 et un autre de 1825), permettrait de voir une certaine évolution d’un siècle à l’autre, car les recueils doivent s’adapter constamment aux besoins du public en matière de lectures.

En 1764, dans le prospectus de la Quebec Gazette/La Gazette de Québec, l’imprimeur William Brown annonce son intention de faire du premier journal publié au Québec (et un des premiers journaux bilingues en Amérique) « un recueil d’affaires étrangeres et de transactions politiques, à fin qu’on puisse se former une idée des differens intérets, et des connexions réciproques, des puissances de l’Europe ». Mais les hivers québécois sont longs et la stratégie éditoriale consistera, pendant les périodes creuses, à maintenir le recueil grâce à la littérature :

Comme la rigueur des Hivers suspend l’arrivée des navires en ce port, pendant cette saison, et interrompt en quelque façon le commerce ordinaire avec les provinces voisines, au Sud de nous, il sera necessaire, dans un Papier destiné à la lecture et à l’utilité du public, de trouver de quoy l’entretenir, sans le secours des nouvelles des pais étrangers, à cette fin, quand de telles occasions l’exigeront, nous présenterons au lecteur, des pièces originalles en vers et en prose, qui plairont à l’imagination, au meme temps qu’elles instruiront le jugement; qu’il nous soit icy permis d’observer, que nous n’aurons rien tant à cœur, que le soutien de la vérité, de la morale, et de la cause noble de la liberté; on considérera les amusements raffinées de la littérature et les saillies d’esprit, comme necessaires à cette collection, entresemmées d’autres piéces choisies, et d’essays curieux, tirés des plus célébres auteurs; en mêlant ainsy la Philosophie, et la Politique, avec l’Histoire, &c. la jeunnesse des deux sexes profitera, tandis que les personnes de tous rangs pouront s’amuser agréablement, et utilement : En fin, nous travaillerons à observer toute l’exactitude que la grande variété des sujets nous permettra, au meme tems que nous tâcherons de regaller nos lecteurs de toute la variété qui poura consister avec une exactitude raisonnable; et comme cette partie de notre projet ne peut être en exécution sans la correspondence des personnes ingenieuses, nous saisiront toutes les occasions de temoigner notre reconnoissance; des obligations que nous devrons, à ceux qui se donner la peine de nous fournir matiere d’agrement ou d’instruction.3

Tourné de cette façon, le programme éditorial de La Gazette de Québec semble axé presque autant sur la littérature que sur l’information ou « l’intelligence » comme on disait au XVIIIe siècle. Brown mise sur ce qu’il appelle dans la version anglaise de ce texte, « some things of general entertainment » pour commercialiser son journal. Il jette ainsi les bases de pratiquement tous les recueils littéraires qui seront publiés par la suite dans la colonie. À l’avenir, les entrepreneurs pourront difficilement publier un journal ou un périodique sans avoir recours à un choix d’extraits littéraires. Quelques miscellanées et des magazines composés entièrement de ce genre d’écrits sont lancés sur le marché, mais ils n’auront de succès qu’au XIXe siècle. La déclaration d’intention de Brown dans La Gazette de Québec indique néanmoins la voie à suivre quant aux usages de la littérature par la presse. Cette « matière d’agrément ou d’instruction » aura invariablement une double fonction, à la fois divertissante et didactique et cette littérature « choisie » deviendra la pierre angulaire de presque tous les journaux littéraires et les recueils périodiques à venir.

En 1825, quand Michel Bibaud lance La Bibliothèque canadienne, il a déjà acquis une certaine expérience en tant que rédacteur à L’Aurore (1817-1819) et au Spectateur canadien (1819-1822). Il a vu comment d’autres se sont pris pour trouver la bonne formule. Par exemple, comment Henri-Antoine Mézière, rédacteur et compilateur de L’Abeille canadienne (1818-1819) avait misé uniquement sur la littérature internationale, pour ensuite fermer boutique onze mois plus tard. Trois magazines de langue anglaise, publiés presque simultanément à Montréal, ont pu lui servir de modèle : The Scribbler (1821-1827), de Samuel Wilcocke, The Canadian Magazine and Literary Repository (1823-1825) de John Nickless et The Canadian Review and Literary and Historical Journal (1824-1825) de J. A. Christie. La stratégie de Bibaud consiste à miser sur le patriotisme de ses concitoyens et de leur offrir des morceaux de littérature qui pourront servir de « bibliothèque » ou d’encyclopédie. Il constate que le Bas-Canada compte un demi-million de « personnes parlant la langue française, [mais] il ne se publie pas en cette langue un seul journal littéraire et scientifique »4. Il a l’intention de rectifier cette situation et, en même temps :

Faire disparaître ce qui peut réellement être regardé comme une tache à notre pays; répandre parmi la généralité des habitants [du Bas-Canada] la connaissance de ce que les sciences, les arts et les lettres offrent de plus agréable et de plus utile dans le commerce de la vie; encourager et propager, autant qu’on le peut faire au moyen de la publication, parmi les Canadiens, tous les genres d’industrie dont leur pays est capable; faire ressortir, par un éloge mérité, les talens et les connaissances souvent trop inconnus ou trop modestes de nos compatriotes morts ou vivants; mettre au jour des monuments littéraires, des traits d’histoire, ou des faits à l’honneur ou à l’avantage du pays, restés jusqu’à cette heure dans l’obscurité; inspirer à nos jeunes compatriotes le goût de l’étude et de l’instruction, et faire naître ou entretenir parmi eux une noble et louable émulation; enfin, faire connaître toute l’étendue de pays qu’on appelle, ou qu’on peut appeller Canada, mieux et plus avantageusement qu’il ne l’est même de ses propres habitans; tels sont les principaux objets que nous avons en vue, en entreprenant de publier La Bibliothèque canadienne5.

La Bibliothèque canadienne paraît de 1825 à 1830. Bibaud semble réussir là où d’autres ont échoué et il recommencera l’expérience avec L’Observateur (1830-1831), Le Magasin du Bas-Canada (1832) et son Encyclopédie canadienne (1842-1843). Peu importe les titres qu’il utilise pour décrire ses périodiques, les « miscellanées historiques, scientifiques et littéraires » qu’il propose semblent répondre aux attentes d’un public lettré. C’est peut-être lui qui a trouvé la formule durable d’un Reader’s Digest pour un public lettré. La nouveauté chez Bibaud et chez d’autres compilateurs qui viendront par la suite (François-Xavier Garneau et L’Abeille canadienne (1833-1834) c’est qu’ils font de plus en plus appel aux « secours littéraires et scientifique de nos concitoyens éclairés » dans des recueils qui offriront des textes canadiens sur le même pied que les écrits importés. Quant à l’effet des ces appels répétés auprès des auteurs canadiens, l’étude de Mary Lu Macdonald démontre que ce sont surtout les périodiques anglophones qui reproduisent le plus de textes canadiens6.

Conclusion

Ce bref tour d’horizon des miscellanées et magazines littéraires publiés au Québec et au Bas-Canada avant 1840 vise d’abord à identifier des supports bon marché pour la littérature, entendue ici au sens large de productions de l’esprit. Après une lente éclosion de ces périodiques au XVIIIe siècle, il y a « explosion » vers les années 1820 et 1830. Il serait intéressant, dans une histoire du livre et de l’imprimé, de comparer les supports anglophones et francophones pour la littérature et de déterminer s’il existe un paradigme commun du recueil littéraire et du magazine.

Notes

1. Dans le Grand Dictionnaire universel Larousse du XIXesiècle.

2. Ce choix est fondé sur des critères de « littérarité » du périodique. Toutes ces publications sérielles reproduisent suffisamment de textes littéraires de tous genres pour qu’on les range sous l’appellation de miscellanées.

3. « Les imprimeurs au PUBLIC », The Quebec Gazette/La Gazette de Québec, le 21 juin 1764, p. 1.

4. Michel Bibaud, « Extrait du prospectus », La Bibliothèque canadienne, juin 1825, p. 1.

5. Loc. cit.

6. Mary Lu MacDonald, « Sources of literary content », dans Literature and Society in the Canadas, 1817-1850, Lewiston et Queenston, The Edwin Mellen Press, 1992, p. 57-58 et p. 288-296.

Kenneth Landry
Centre de recherche en littérature québécoise
Université Laval
kenneth.landry@creliq.ulaval.ca